Parce que tu crois qu’au Québec on parle français comme en France ? Tu te rendras compte dès lors que tu as atterri que ce n’est pas tout à fait le cas. La langue française québécoise est ni plus ni moins que la langue parisienne du XVII siècle. Sauf que la langue française telle qu’on l’entend a bien changé depuis. Alors pour toi, futur ou nouvel expatrié, nous avons décidé de créer le Petit Dictionnaire du Parfait Québécois.

Histoire et origine de l’accent québécois

Tout d’abord, cultivons-nous ! C’est en 1515 que le navigateur français Jacques Cartier découvrit le Québec alors qu’il cherchait une voie maritime vers l’Inde pour le commerce. Puis Samuel Champlain a continué l’exploration de ce que l’on appelait alors “La Nouvelle France”. Afin de développer ce nouveau territoire, les colons français se sont installés et sont devenus les français du Québec. Rappelons-le qu’à l’époque, nous ne prononçons pas toutes les syllabes ni toutes les lettres. Finalement, en 1763, les français cèdent ces terres aux anglais et quittent le Québec.
Conclusion ? Le français a évolué différemment les siècles passants, en Amérique du nord et en France.  

Le français québécois du 21ème siècle

Les québécois préfèrent que l’on qualifie leur français d’historique plutôt que de déformé. Ils sont très fiers de ce patrimoine et il sera toujours malvenu de se moquer de leur accent. Alors, à toi de t’adapter en tant qu’expatrié !

Ce qui nous amène à aborder la question de l’anglais et de l’anglicisme. Le Canada est un pays internationalisé, géographiquement et économiquement très proche des Etats-Unis. Le Québec a d’ailleurs deux langues officielles : le français et l’anglais. Ce dernier s’apprend graduellement à l’école, à partir de 10-11 ans. Puis s’emploie beaucoup dans l’environnement professionnel. Il y a alors une forte tendance à l’anglicisme au quotidien. Beaucoup se défendent du contraire. Pourtant, vous trouverez dans la section dictionnaire quelques mots ou expressions couramment utilisés.

Régulièrement, des manifestations sont organisées à travers le Canada francophone pour la sauvegarde de la langue française. Selon certains, beaucoup trop de cours universitaires sont dispensés en anglais et poussent la nouvelle génération vers un quotidien anglophone. Certains pessimistes alertent même le gouvernement sur la probabilité que le français ne soit plus pratiqué dans les décennies à venir.

Le dictionnaire québécois

La prononciations des lettres et des mots

A : au 

Tout : toute

Je sais : ché

Tu sais : t’sé

Je suis : chu

Puis : pis

Plus : pu

Il : y

Elle : a

Correct : correc’

Et cétéra (etc) : et chétéra

Les mots et les verbes

Bon matin : bonjour

Allô : salut

Bonjour : au revoir

Bienvenue : de rien

Tantôt : plus tard

Char : voiture

Chum : copain

Blonde : copine

Piasse : dollar (argot)

Rondelle : palet (de hockey)

Plate : ennuyeux/ ennuyeuse

Ecoeurant : fantastique

Cute : mignon

Bedon : ou bien donc

Déjeuner : petit déjeuner

Dîner : déjeuner

Souper : dîner

Jaser : papoter (sans connotation négative)

Niaiser : plaisanter

Chicaner : disputer

Capoter : imploser

Etre tanner : en avoir marre

Magasiner : faire les magasins

Céduler (schedule) : prévoir

Geler : bloquer

Être écoeurer : avoir du ressentiment

Prendre une marche : aller se promener

Pantoute : pas du tout

Les expressions québécoises

Faque : ce qui fait que / alors

Fait plaisir : cela me fait plaisir

C’est le fun : c’est cool

C’est pas pire : c’est pas mal

Pas de trouble : il n’y a pas de problème

Niaise pas : va droit au but

Tu me niaises-tu : te paies-tu ma tête

Nous autres / vous autres / eux autres : nous / vous / eux

J’ai une coupe de choses à faire : j’ai plein de choses à faire

J’ai des crampes au cerveau : j’ai déraillé

Je suis pas capable : je n’y arrive pas

Je ne suis plus capable : j’en ai marre

J’ai de la misère à : j’ai de la difficulté à

C’est bin beau : c’est très beau 

L’utilisation du “tu” pour ponctuer une interrogation : c’est tu possible ? t’as tu faim ? J’ai tu pu faire ça ?

Les jurons et insultes suprêmes

Ostie : équivalent français “putain”

Tabarnak : équivalent français “putain”

Calice : équivalent français “merde”

Bande de niaisards : bande de cons

Avec ça tu auras les bases pour tes premiers échanges. Nous continuons de découvrir jour après jour de nouveaux mots et expressions. Nous mettrons à jour cet article régulièrement. Pour ceux qui sont déjà installés ici, quels souvenirs gardez-vous de votre immersion dans la langue québécoise ?
Partagez votre expérience dans les commentaires.

3 Responses

  1. Salut!
    Deux petites précisions : le Québec a une seule langue officielle et c’est le français. Et c’est tabarnak plutôt que tabernacle. Sinon, je suis tombée sur votre site en cherchant dans Internet avec les mots « Noël et Verdun » pour voir s’il n’y avait pas un défilé du Père Noël à Verdun! 🙂
    Bonne continuation.
    Catherine

  2. Et j’oubliais, lire que le français québécois est la langue parisienne du XVIIe siècle m’a bien fait rire!

  3. Bonjour Catherine!

    Merci pour ton commentaire. Nous avons modifié notre article 🙂

    Nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année!

Laisser un commentaire